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WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

Rechercher l'âme sœur quand on est célibataire à 34 ans (déjà!) et qu'on a "tout pour plaire" paraît-il...Searching for Mister Right, when you are 34 (already) and have "almost" everything...

Se rendre à l'évidence...

Tu manques

Si tu savais

Infiniment

Tout doucement...

(JJ Goldman)

 

Cette semaine, j'ai décidé de ne plus y penser.

De m'efforcer de ne plus y penser, au moins. Car ça m'est difficile, j'aimerais parfois pouvoir me couper la tête, que la guillottine revienne un peu, et permette de me couper une partie du cerveau.

 

J'aurais voulu lui manquer, au moins un peu, mais ça n'arrivera pas. Je ne suis que quantité négligeable pour lui, une cliente comme une autre, un porte monnaie à préserver car il est prometteur et peut rapporter. Son amabilité ne sert qu'à préserver cela...

Mais je ne suis pas une femme, visiblement. J'ai mal. Depuis trop longtemps. D'attendre un geste de sa part. D'attendre un mot ou un regard. Et j'en ai marre. J'aimerais que cela cesse, et le meilleur moyen, c'est de passer à autre chose. J'ai décidé de ne plus le voir.


temps-qui-passe.JPGIl n'a pas manifesté le moindre désir de me voir dernièrement, d'ailleurs, l'a-t-il seulement fait depuis que j'ai fini par lui accorder enfin ce qu'il voulait dès le début?

Depuis des semaines, il n'a pas demandé quoi que ce soit en dehors de nos rapports professionnels, ne semble pas s'intéresser à quoi que ce soit, ne s'intéresse ni à moi ni à ma vie, de toute façon. Le message est donc très clair de son coté. Il n'en a RIEN à foutre de moi, c'est évident.

Il faut bien que je me rende à l'évidence. Quelle andouille je suis...

 

Si seulement j'arrivais à ne plus lui parler non plus, ça serait le paradis, mais il a toujours une excuse pour m'appeler, les affaires sont les affaires... Pourtant, je n'appellerai pas moi, c'est clair et net, ça fait déjà dix jours que je m'y tiens, et je tiendrai, aussi dur que cela puisse être. La magie de la technologie fait qu'on a des emails, maintenant, c'est bien suffisant si j'ai la moindre question.

 

Ne plus le voir, ça sera facile. Je ne mets plus les pieds vers chez lui. Comme de son coté il ne les mettra plus jamais chez moi d'après ce qu'il m'a dit, visiblement, ça sera simple. L'absence... est un remède efficace, je suppose. Je n'aurai plus à le voir, et je n'aurai plus ces envies si animales de toucher, de sentir, bref, tout ce qui relève de la 3D. Son odeur, particulièrement... Et le reste, presque impalpable, mais si terriblement là et attirant.

Je me mords les joues quand je l'ai au téléphone, je ne pose aucune question d'ordre privé, je me bats contre moi-même et mes démons intérieurs, et je n'écoute pas ce qu'il me raconte de sa vie, je fais celle qui gobe ses "déplacements" en plein week-ends, celle qui est tellement cruche qu'elle ne comprend pas qu'il va passer le week-end avec une autre, celle qui se fout de tout. Car c'est ainsi que ça devrait être : chacun sa vie. Je suis une relation d'affaires, un point c'est tout. Il faut que j'écoute ma raison, quoi qu'il m'en coute, même si je préfererais écouter mon coeur, mes ressentis, mon corps, bref, tout ce qui n'est pas ma raison.

 

Peut-être un jour je trouverai un homme, un vrai. 

Un homme tendre et sensible, qui aura des sentiments sincères pour moi, de la tendresse à revendre, comme j'en aurai pour lui.

Un homme qui aura ses enfants comme priorité, et qui entre les week-ends de papa poule, aura du temps pour moi.

Un homme que je n'envahirai pas, et qui, au bout d'un moment, finira par me présenter ses enfants, quand il aura enfin confiance, et que j'aurai envie de rentrer dans sa vie parce qu'il me laissera le faire.

Parce qu'on partagera des choses véritables, des instants de qualité, de vie, de complicité. Des balades en forêt ou en bord de mer avec les chiens, des soirs au coin du feu devant un bon film, des matinées sous la couette, des levers matinaux pour aller au marché ou voir le soleil se lever, des randos dans la campagne, et tant d'autres choses...

Parce qu'on aura envie tous les deux de se retrouver le plus souvent possible. 

Parce qu'il m'appellera souvent, pour me parler, même 2 minutes.

Peut-être...

 

chemin-02.jpg

En attendant, il est clair que j'ai encore choisi la mauvaise voie.


Mais cette fois j'ai des excuses, "je n'étais pas moi", comme le chante Jean-Louis Aubert...

Je n'étais pas moi depuis un certain temps, d'ailleurs, je ne me reconnaissais plus de toute façon depuis quelques mois. Cette impulsivité à son paroxysme, cette impatience, cette colère sourde, cette agressivité constante qui n'étaient pas miennes et me dévoraient chaque jour davantage, ce n'était pas moi, non...

 

Mais je fais ce qu'il faut pour me retrouver, être en harmonie avec moi-même, et savoir de nouveau faire les bons choix.


 

 

Alors, je vais chasser de mon esprit ces images de lui

arrêter de penser qu'il sort le même scénario à toutes les autres, qu'il joue sans cesse

oublier qu'il a pris du bon temps tout le week-end dans le lit d'une autre (une "cliente" aussi, je parie, ou une "amie" bien entendu)

me concentrer sur l'essentiel, qui est ailleurs...

 

La seule chose qui me rassure, dans tout cela, c'est que ça fasse si mal. Au moins, je me dis que j'ai toujours un coeur capable de ressentir certaines choses que je croyais oubliées à jamais, et là, c'est une victoire sans nom. Tant d'années que je ne sentais plus rien battre et ne ressentais plus la moindre jalousie, que je me fouttais de tout, et des hommes en général. Et là, je me réveille de cette longue léthargie, quel bonheur!!!


La souffrance, c'est très rassurant, disait Renaud, ça n'arrive qu'aux vivants. Donc je suis EN VIE!

 

What a blessing...

 

 

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