Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

Rechercher l'âme sœur quand on est célibataire à 34 ans (déjà!) et qu'on a "tout pour plaire" paraît-il...Searching for Mister Right, when you are 34 (already) and have "almost" everything...

Le supplice de Tantale

 

Dans la vie on ne fait pas toujours ce qu'on veut, parfois on fait ce que l'on peut... ah bon? quel dommage...

Je n'ai jamais eu autant de soupirants qu'à compter du jour où je me suis décidée de ne plus rien chercher, jamais. Et quand je dis rien, je veux bien entendu parler des hommes, mes zani-mâles préférés...


Etrangement, il fut une période pas si lointaine, où j'avais une cour à mes pieds, à mon grand désarroi, parce que je n’en voulais qu’un, et que lui n’en faisait pas partie.


La vie est ainsi faite, c’est bien dommage.



Tout d’abord, Yves, le Sex Partner 2e du nom, homme marié de son état, que je ne voyais "que pour l'hygiène" comme on dit, et que j'ai éjecté, le jour où il a commencé à avoir des exigences et à montrer des sentiments. Il ne m'inspirait rien, m'avait amusée un temps, avait satisfait à certains désirs physiologique quelques semaines, au même titre que l'autre SP que j'avais connu 6 ans auparavant (et dont j'ai précédemment parlé dans ce blog). Et c'est là qu'il a commencé à me courir après, vainement, en m'énervant chaque jour davantage. Pourtant, tout avait été clair dès le départ, on se voyait pour le fun, il arrivait vers 22h et repartait peu après minuit, rentrait chez lui et allait rejoindre sa femme dans son lit conjugal en lui faisait croire qu'il rentrait du casino. Je n'en aurais jamais voulu dans mon lit pour la nuit de toute façon, il me manquait le petit plus qui donne la connexion que je cherchais et ne souhaitais absolument pas trouver en lui de toute façon. Par contre, c'est lui qui a fini par se mélanger les pinceaux, à vouloir que je lui appartienne exclusivement pour 20 ans, comme il disait, comme si j'allais attendre le bon vouloir de monsieur, et ne pas vivre ma vie. Il voulait que je lui jure fidélité, et que je le garde comme amant même une fois que j'aurais trouvé un homme, si j'en trouvais un (il espérait que ça n'arrive jamais et que je l'attende selon ses dispos, surement). Bref, il se faisait des films, je l'ai dégagé, peut-être pas gentiment, mais il devenait trop lourd et sa jalousie mal placée me gonflait phénoménalement, quand moi je me fichais de ce qu'il faisait ou pas avec sa femme coincée.

Il y avait aussi Damien, un pote de sorties, que j'avais connu lors de sorties culturelles parmi notre petit groupe OVS, et que je trouvais très sympa, gentil, prévenant, galant, respectueux, stable, organisé. Bref, bcp de qualités, mais pour ma part, aucune attirance, donc malgré ses tentatives d'approche, et ma difficulté à le garder à distance sans le froisser, j'ai tout de même pu lui faire comprendre que quand je dis non, c'est non.
 
Mr-parfait.JPGSans parler de Fabien, un ami d'une amie qui me bassinait avec lui depuis un long moment, me disant que nous irions bien ensemble tous les deux. J'avais fini par accepter une mise en relation, et nous avions passé plusieurs soirées ensemble, devant un verre, au ciné ou au resto, chez lui pour faire du papier peint (une de mes passions), et dans son salon devant une bonne bouteille de champagne (dont je n'ai bu qu'un verre, ouf!). Homme charmant, physique banal, excellente éducation, bon niveau social, grande culture, un MBA en poche, une carrière assurée dans les assurances, fraichement divorcé, avec deux enfants mignons et très bien éduqués dans une école privée, et un chien. Rien à lui reprocher, si ce n'est d'être peut-être trop lisse, trop genre mari parfait, rien qui dépasse, rien qui ne risque de faire tâche sur une photo. Pour moi, bien sûr, un manque de fantaisie évident, et j'ai besoin de m'amuser et de rire avec mon partenaire, pas d'un homme tatillon, maniaque, obsédé par le rangement, quand je suis une vraie bordélique. Agréable, mais trop lisse pour moi.

Deux autres hurluberlus connus en sorties, qui m'ont un peu gavée dès le départ :
speed-dating.JPGJérome, rencontré dans une soirée où notre petit groupe organisait un speed dating, pour le fun. Ce gars n'a pas survécu au-delà de la soirée, ni même des 7 minutes (qu'elles étaient longues dès la 1e, d'ailleurs...) Lui qui se vendait auprès de moi avec son job, ses hautes études, sa maison et je ne sais quoi d'autre, alors que j'ai très vite découvert que tout était mensonge et hallucinations. De toute façon, en prenant un verre, dès la première minute, le personnage ne me parlait que de ses objets et ses choses, pas de lui, à se demander s'il était quelqu'un ou juste un possesseur d'objets. Renseignement pris auprès d'un copain commun, mes impressions avaient été justes, je deviens experte à la détection des mythos, et quel bonheur! Lui m'avait déjà repérée lors de sorties en groupe précédentes, mais jamais je ne l'avais remarqué, moi, il était aussi transparent qu'une vitre. Physique banal, aucun charme à mes yeux, mais caractère prétentieux à souhait, bref, à fuir!!! Malgré ses messages en MP, ses demandes pour un verre et autres sorties à deux, je n'ai jamais répondu. Mais il a mis du temps à arrêter, il se pensait sûrement au dessus des autres, et irrésistible. Moi, pour un type soi disant cultivé, je pensais qu'il avait du oublier l'école, vu son orthographe douteuse...

homme-coeur-bat.jpgIl y avait aussi Sébastien qui s'est ramené vers moi à ma table un soir, alors que j'étais assise seule à l'écart, lors d'une soirée. Tout timide, il s'assied alors que je tripote mon gsm pour lire un sms, et tres maladroitement, m'appelle par mon prénom (ah oui, tiens? il me connait???). Je réponds évasivement et continue à répondre à mon sms. Et lui continue!!! blabla blabla... Finalement, agacée, mais polie, je fais un sourire de circonstance et je lui parle aussi, et là, il me sort qu'il m'a repérée dès que j'ai franchi la porte. Merde alors, c'est bien ma veine, un empoté qui vient me voir alors que je ne pense qu'à un autre et que je ne suis pas ici pour faire une rencontre! Je n'ai fait aucun effort de présentation ce soir, suis à peine coiffée, juste potable, mais lui, il est rouge comme une tomate quand il me parle. Je l'écoute, fatiguée par l'heure tardive, et il me parle de son ex, de ses malheurs amoureux, de ses nombreuses histoires foireuses, et déclare qu'il cherche une femme pour vivre une belle histoire. C'est ma chance, moi, merde, j'ai rien demandé! Surtout pas qu'un gars vienne me tenir la jambe quand je suis en plein désarroi amoureux de mon coté sans savoir où j'en suis. C'est pourtant pas écrit assistante sociale sur mon front, ni bureau des pleurs!!! Le petit malin réussit à faire copain copain avec mon amie Christine ce soir-là, quand elle vient nous rejoindre à table, car il faut dire qu'elle est envahissante et volubile, alors probablement plus bavarde que moi qui pense déjà à rentrer me coucher. Et vers la fin de la soirée, il lui propose d'échanger leurs numéros, ce que Christine fait de bon coeur, car elle file son 06 à tout le monde. Et là, je suis prise au piège, quand il relève la tête et dit "et le tien, Marjorie, c'est quoi?" Merde, je suis piégée... Et ça n'a pas loupé, un demie heure apres avoir quitté la soirée, vers 2h30 du matin, je reçois un sms pour me souhaiter une bonne et douce nuit de repos, éclairée par une nuit constellée d'étoiles scintillantes comme mes yeux, bref, le truc à vomir... Je ne pense pas que mes yeux scintillaient ce soir là, du moins pas en face de lui, déjà, cet empoté rouge comme une pivoine, alors que je ne pensais qu'à un autre homme, plus mystérieux et plus inaccessible, lui seul capable de faire briller mes yeux... Des sms sirupeux, il m'en a envoyé quelques uns, et m'a même appelée sans que je ne réponde, en laissant des messages timides auxquels je ne donnais jamais suite (quelle vilaine fille!). Mais il y croyait le bougre, alors que j'avais été plutôt froide, voire carrément glaciale, avec lui.

De toute façon, je ne pensais qu'à un seul homme, et Brad Pitt aurait pu sonner à la porte, il n'aurait eu aucune chance. C'est comme ça, quand mon coeur et ma tête sont pris par un homme, aucune place pour un autre, foutu caractère entier!tantale.JPG

C'est aussi ce qui m'avait fait jeter Yves, car lors de notre dernier amusement, je m'étais rendue compte que je n'avais pas envie qu'il me touche et que pire encore, je ne pouvais pas l'embrasser. Il me dégoutait, et je ne pensais qu'à cet homme que je venais de rencontrer, et qui occupait mes pensées... Sans même l'avoir encore touché...

Quel supplice d'avoir tant d'hommes autour de soi quand on ne pense qu'à un autre, bien loin, bien énigmatique et quand on le désire autant, qu'on l'approche de temps en temps, qu'on partage des moments intenses avec lui et qu'il s'enfuit systématiquement avant de revenir plus tard, au gré de ses désirs et envies à lui.

Quelle frustration, de toucher du doigt un trésor alors qu'on s'y brûle, de tendre les mains vers ce qui se dérobe à la dernière minute en s'enfuyant. Un véritable supplice de tantale.

Tantale, celui qui a été condamné par les Dieux de L'Olympe, à mourir de faim et de soif, alors qu'il était immergé dans l'eau jusqu'à la taille... ça vous dit quelque chose? Celui qui, quand il se penchait pour boire, voyait le niveau de l'eau diminuer et ses doigts ne pouvaient la toucher, et qui quand il tendait les mains vers les pommes de l'arbre au dessus de lui, voyait les branches rétrécir ou les fruits se transformer en pierre (selon les versions). Un enfer, nest-ce pas? C'est l'impression que cela fait, en effet...


Comment faire pour s'en sortir? Eviter la spirale infernale? la dépendance éventuelle? la cruelle attente? Tout en supportant cette ribambelle de types que je ne voulais pas?

calimero2.jpgVraiment, la vie est étrangement faite, en matière de sentiments et de relations inter personnelles.

 

Je ne fais pas mon Caliméro, non, du moins je pourrais être Priscilla, sa petite copine.

Mais comme lui le disait dans le dessin animé de mon enfance :
         

             "c'est trop inzuste, personne ne m'aime"

 

Au final, j'ai pris la décision à ce moment de ne plus penser à l'inaccessible personnage, de le laisser où il était, et de ne jamais le recontacter sans en avoir expressément besoin. De toute façon, il ne répondait pas à mes appels, et trouvait toujours une excuse pour ne pas me voir. Quand on veut vraiment, on peut. Donc j'en ai déduis qu'il ne voulait pas, et la décision était évidente à prendre.

 

Je ne cherchais rien, je ne répondrais donc désormais plus jamais à ses demandes à lui. Question de principe, de respect de l'autre et de soi, d'amour propre aussi. J'avais bien d'autres choses à mettre en place dans ma vie, de toute façon, et un grand projet à venir...

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Robert Tronchon 09/11/2011 13:09



Pour séduire une femme, il faut lui dire ce qu'elle a envie d'entendre. Le seul hic, c'est qu'en général, elle ne sait pas elle même ce qu'elle veut. Donc c'est suicidaire. Autant prendre une
douche froide et passer une soirée entre potes bien poilus. Qui sait on aura peut-être l'occasion d'attraper une fille saoûle. :)