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WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

Rechercher l'âme sœur quand on est célibataire à 34 ans (déjà!) et qu'on a "tout pour plaire" paraît-il...Searching for Mister Right, when you are 34 (already) and have "almost" everything...

La lâcheté de l'homme...

Il est incroyable que même passé 40 ans, l'homme en général soit toujours aussi lâche qu'un ado pré pubère plein d'acné.


Je suis toujours autant épatée de voir avec quel applomb un soi disant "homme", arrive à dire certaines choses. Enfin... à "dire", c'est un bien grand mot, car c'est surtout à "ne pas dire", justement. Il a l'art de laisser les choses traîner, attendre que le temps passe, que l'on se lasse, que tout se casse.


Je n'ai jamais connu aucun homme qui ose me dire "c'est fini, je ne veux plus te voir", alors que tout serait tellement plus simple ainsi. Rien que de regarder sur les forums féminins, la lâcheté masculine est partout! Dans un sens c'est rassurant, on se sent moins seule!


Donc l'homme (excusez-moi, je m'étouffe en prononçant ces mots) arrrrggg....


Disons plutôt pour être plus exacte, l'EDSMQSPEUH, autrement dit "l'énergumène de sexe masculin qui se pense être un homme" (Désolée, Monsieur AFKAP - les fans de Prince comprendront l'allusion), celui-là, il préfère s'éloigner, progressivement, lentement, à pas de loups... comme si cette façon de partir allait être plus douce à supporter, comme si ça allait faire moins mal ou en tous cas moins de bruit. Et pourtant, tout serait si simple autrement!

Souvent, c'est pour éviter de faire de la peine, de voir pleurer la femme rejetée, que le zani-mâle préfère ne rien dire, mais une rupture franche, définitive, claire, nette, au moins, c'est un coup de hache bien net! alors que les petits coups de cutter répétés, c'est douloureux plus longtemps...

 

Moi j'ai toujours dit directement "bon, écoute, on va en rester là, c'est terminé" et basta! Je sais que j'en ai scotché plus d'un avec ma franchise, mais quand c'est fini, quand j'ai eu ma dose, je quitte, et je le DIS, bordel! J'ai une langue, une bouche, et je COM-MU-NIQUE!!!


J'ai quitté Hélios comme ça, un samedi matin, je lui ai dit "ok c'est terminé, voici les clés de chez toi, maintenant je te suis en voiture jusque chez toi, je reprends mes affaires, et c'est fini", et il a dit "ah bon? juste comme ça?" et j'ai répondu "oui, comme ça, c'est tout".

Et c'est exactement comme ça que ça s'est terminé. Même si je pleurais en rentrant chez moi la voiture archi pleine à craquer à l'époque, car c'était une petite Corsa et j'avais beaucoup d'affaires chez lui!!! Moi j'ai toujours eu le courage de mes actes et de mes décisions. Moi j'ai toujours eu dans la culotte, les coucougnettes qui manquent à la majorité des hommes...


Mais l'EDSMQSPEUH lui, que fait-il? Rien, justement. Il n'a pas de couilles, de toute façon. Alors il ne fait rien, et il attend... qu'on le fasse pour lui! Trop cool, non? Et en général, ça se déclenche quand il en a une autre, parce qu'on le sent, évidement, il n'a rien besoin de dire, ce couillon...


Mais avant la rupture décidée fermement par la femme, l'EDSMQSPEUH nous fait mariner, joue sans cesse, comme un chat avec une souris, parce qu'il lui faut bien de quoi s'amuser un peu... il prend, il jette, il reprend, il part, il revient, il est gentil, puis absent, il revient et est adorable et redisparait, bref, il nous rend dingue, se fait désirer, tente de nous surprendre, nous étonne agréablement, etc etc...

Pendant ce temps-là, nous, pauvres femmes au coeur sensible, on attend, tour à tour on se désespère, on espère, on attend puis on n'attend plus rien, on se torture l'esprit, on guête la moindre petite phrase qui pourrait nous faire espérer, on se dit de patienter pour calmer nos impatiences et nos humeurs chagrines, bref, on meurt à petit feu. La torture est lente, difficile, douloureuse. On agonise, mais sans morphine!

 

Et en plus, ce type, pour bien se déculpabiliser, a le culot éhonté de nous faire croire que tout est de NOTRE faute. Le dernier en date m'a carrément dit, ce salaud, quand je lui ai dit qu'il m'avait fait du mal, la chose suivante :


tu t'es fait du mal toute seule


Mais bien sûr, je suis carrément masochiste, c'est clair, j'adore souffrir le martyre, et je me flafouet.JPGgelle toute seule tous les matins au réveil, et tous les soirs au coucher. Je me plante une lame de cutter dans le coeur, je tourne 7 fois pour être bien sûre que ça saigne bien fort, et 12h plus tard je recommence, histoire d'empêcher la cicatrisation et de rouvrir la plaie.

Donc oui, je ME suis fait du mal toute seule. C'est clair, c'est facile de dire ça!!! Et ça déculpabilise ce connard...

 

C'est évident, je me suis fait un film :

Ce n'est pas lui qui m'a tout le temps cherchée, 

Ce n'est pas lui qui est revenu vers moi quand je l'ai repoussé car je ne savais pas où j'en étais

il n'a pas sans cesse joué avec ses blagues quotidiennes lors de nos conversations téléphoniques

il n'a jamais fait d'allusions

il n'a jamais fait des projets, même tout simples de me faire gouter à tel ou tel mets

il n'a jamais téléphoné pour me dire "on doit se voir pour tel truc" alors que je disais justement 2h plus tôt qu'on pouvait éviter de se voir et tout régler par email

il ne m'a jamais rattrappée au vol chaque fois que je m'éloignais ou cessais de donner des nouvelles

il ne m'a jamais demandé de passer le voir pour me faire un bon petit plat pour me faire plaisir

il ne m'a jamais jamais demandé de l'accompagner faire une sieste,

il ne m'a jamais demandé un massage

il ne m'a jamais dit qu'il appréciait que je m'occupe de lui comme ça

il ne m'a jamais dit qu'un jour on s'affronterait au monopoly/aux échecs/ou autres et qu'il me ramasserait

il ne m'a jamais RIEN dit, RIEN fait, RIEN demandé.

RIEN RIEN RIEN, j'ai tout inventé, tout imaginé.

C'est que j'ai l'imagination fertile, voyez-vous...

 

La seule chose vraie, c'est qu'il ne m'a jamais rien promis, en effet.  

Mais sur ce coup-là, moi non plus.  

J'ai besoin de temps et une relation ne s'installe pas du jour au lendemain, il faut du temps pour l'installer, la vivre, la ressentir, et avoir envie de la prolonger dans le temps. Petit à petit, sans forcer, sans oprimer, sans exiger.

Je ne demandais pas grand chose pourtant, juste un peu de temps à partager, juste quelques heures par semaine, pour ne pas l'étouffer et ne pas me sentir opressée par une relation quand j'aime me sentir libre, sentir l'autre libre et heureux, et nous sentir surtout libres de se voir quand on en aurait mutuellement envie.


La plus belle liberté, c'est de laisser à l'autre l'envie de venir à soi.
Du moins, c'est un point de vue personnel.

 

Donc je me suis fait mal toute seule, celle-là, quand même, il fallait la sortir! Dans la catégorie GOUGEATERIE, c'est certainement la place numéro 1, et pour longtemps!!!

Quel culot, quelle lâcheté, quelle cruauté débile de perversité. Si ça, ce n'est pas un salaud, moi je suis Mère Thérésa...

 

Et de dire "oh j'ai fait une erreur, je n'aurais pas dû, mais ça n'arrivera plus", et puis recommencer après... Bref, il n'assume pas ses envies, ses désirs, n'écoute pas ses ressentis, il a peur de tout même de ce que son corps et son coeur lui dictent, et du coup, eh bien il me culpabilise pour tout, c'est trop facile.


Et c'est lui qui ose dire "par respect, je ne te dirai pas", mais je rêve, là... le respect, déjà, c'est d'en avoir pour soi même et pour l'autre. De respecter ses envies aussi animales soient-elles, et de savoir écouter son corps, son coeur et parfois de se laisser guider, sans a priori. Parce que le corps sait toujours ce qui est bon pour lui, et le coeur parle tout autant.


Comme disait Pascal, je veux bien entendu parler de Blaise Pascal, le philosophe : 


"le coeur a ses raisons que la raison ne connait point"

 

Eh oui, parfois il faut arrêter de penser et écouter l'animal qui sommeille en soi. Se laisser aller et arrêter de se poser mille questions, afin de laisser les choses se mettre en place seules, petit à petit. Mais lui, non, il a eu la trouille, et il préfère donc aller vers une autre, insipide, moins drôle, plus sage, plus rassurante, parce que soi disant sérieuse. Mon Dieu, ça ne risque pas de durer, il va vite s'ennuyer, tel que je le connais... Et là encore, il fuira lentement et s'éloignera doucement... je la plains, la pauvre, elle aussi elle risque de jongler, mais tant pis!

Et moi alors, je ne suis pas sérieuse? Pas valable? parce que je rigole tout le temps? quel drôle de jugement... Je suis à la fois sérieuse et marrante, profonde et légère, ange et démon. Mais je sais ce que je veux ou ne veux pas, et je sais aussi être conciliante et patiente. Comme m'a dit mon ami Jannick, homme d'un certain âge, sociologue, Docteur, et surtout confident de mes amours malheureuses : "un homme qui ne veut pas de toi, tu dois lui chier dessus" :-) Soit, c'est un peu abrupt comme terme, mais il m'a bien fait rire en tous cas.

 

Enfin, cela dit, la lâcheté est légendaire chez les individus mâles, c'est bien connu. Et tellement regrettable!!!

 

Les EDSMQSPEUH ne sont pas grand chose au final, des petites bêtes sans intérêt...

 

Mais où sont les hommes? Les vrais? Les purs, les durs au coeur tendre???

  

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nathalie 22/12/2015 13:33

Article très bien écrit et vrai à 10000000 pour cent!Plein de mercis!

Nathalie

Alban 16/01/2012 00:02


Marjorie, un conseil : Fait toi lesbienne !


Et quelles nouvelles de Bernard ?


 

Whereistheone, ou Marjorie 16/01/2012 13:33



Merci Alban pour tes précieux conseils, mais j'aime les hommes, pas de bol...


Et toi tu en es où? Bernard? qui est Bernard? Je ne vois guère de qui tu veux parler, désolée, ou alors j'ai la mémoire qui flanche, sûrement la vieillesse...


Bisous et bonne semaine!