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WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

Rechercher l'âme sœur quand on est célibataire à 34 ans (déjà!) et qu'on a "tout pour plaire" paraît-il...Searching for Mister Right, when you are 34 (already) and have "almost" everything...

L'éternel séducteur superficiel... ou la peur de s'engager

 

J’ai beaucoup parlé des différents types d’hommes rencontrés et catégorisés sur ce blog, par le passé (voir ici).

Mais il en est un que je n’ai pas encore réussi à classer, si ce n’est en éternel séducteur superficiel, et je ne veux pas parler de celui qui drague tout ce qui bouge, qui couche, et qui plaque ensuite, pas le collectionneur, le performer qui ne cherche qu’à allonger la liste sur son tableau de chasse.

 

Je veux parler ici de l’éternel séducteur qui ne sait pas aller plus loin que la séduction, celui qui reste en surface, dans le superficiel, celui qui séduit et s’enfuit comme un voleur quand il a accompli sa mission secrète. Le joueur... Ou plutôt le mauvais joueur.

soul-of-a-hero---chekirov.jpg

 

Il m’est arrivé d’en croiser certains, mais l’un d’entre eux m’a plus particulièrement touchée que les autres. Peut-être parce que j’ai cru déceler en lui les failles qui sont également miennes, quelque part, même si mon comportement n’a rien de similaire au sien.


Un homme qui séduit et charme, puis qui blesse systématiquement, après un câlin torride et tendre, après une soirée magnifique, ou encore après une apres midi agréable en sa compagnie. Quel but desservait-il ? Pourquoi recommencer systématiquement ?

Et puis la fois suivante, redevenir charmant, gentil, tendre, drôle, taquin, etc… jusqu’à l’obtention d’un autre câlin, et puis vlan ! M’en refoutre plein la figure, directement.

Par des paroles blessantes, des gestes tendres qui disparaissent, des mots qui poignardent et qui tuent, bref, des actes et des paroles incompréhensibles après un moment de bonheur partagé.


Comme s’il voulait se faire détester après s’être fait aimer,
à chaque fois, systématiquement.

 

Il faut dire que moi, la cruche, j’y retournais aussi, en grande maso que je suis. C’est vrai que je n’aurais pas du, mais je ne provoquais pas les rencontres, je les vivais puisqu’elles devaient avoir lieu, je les appréciais même, et j’en étais arrivée à les attendre… Et puis il faut dire aussi qu’il y avait une telle fusion entre nous que c’en était délicieusement flippant, donc irrésistible. En plus je suis joueuse, j’aime le danger, m’y frotter, et m’y risquer.

 

Je me suis alors demandée pourquoi un tel changement d’attitude, toujours soudain, toujours inattendu, toujours eternal-glory---chekirov.jpgincompréhensible pour moi.

 

J’aurais pu y voir une façon très gougeate d’agir, et voir juste le macho débile qui se prend pour un super héro irrésistible, qui fait ses compliments à deux balles, qui séduit et se tape une nana, puis devient si répugnant qu’il jette la nana sans égard.

Mais ce genre de type ne recommence pas son petit jeu la fois d’après, il sait d’avance qu’il est grillé et risque de se prendre un rateau (en plus de la pelle et du seau!). Pour ce genre de collectionneur, se taper la nana une seule fois leur suffit, sans y revenir. Un plan baise de plus, rien d’autre. En plus, ce genre de plan n’a nul besoin d’être expliqué, c’est terminé et basta.


Alors j’ai essayé de comprendre, d’envisager les choses sous un angle différent.

Et si c’était pour lui une façon de se protéger?

Si devenir si cruel en paroles et en actes avait pour but de me faire réagir, moi l’impulsive impatiente, et de lui hurler dessus en jurant que je ne voulais plus jamais le revoir ?

Là, c’est clair, il avait l’excuse de me prendre pour une hystérique, celle de pouvoir dire que j’avais un caractère incompatible, bref, je devenais la coupable idéale. Il pouvait ainsi prendre la fuite sans remords…


Cet homme était un homme calme, posé, drôle, charmant, qui avait beaucoup de qualités. A l’époque de notre rencontre, je n’étais pas disponible ni affectivement, ni intellectuellement, ni psychologiquement. Pourtant, au gré de nos rencontres, avec son charme, son charisme, son humour, et je dois dire aussi, son coté taquin, il a su réveiller en moi ce qui semblait endormi depuis un certain temps, et éveiller ma curiosité. Comme si je recouvrais la vue après avoir traversé des mois sans voir le jour.

La séduction fut progressive et efficace, à n’en pas douter. C’était un joueur, un charmeur, expert au jeu de la séduction, logique qu’il y parvienne. Mais une fois le processus mis en place, et l’affaire « bouclée », pour ainsi dire, cet homme charmant s’est enfui… En me laissant incrédule, interdite, scotchée… Pourtant il en avait déployé des efforts, pour me faire sortir de ma léthargie et me faire retrouver l’envie. Je parle de l’envie d’exister en tant que femme, de séduire, d’ouvrir les yeux et entrouvrir mon cœur tout cabossé, l’envie de vivre pleinement tout simplement.

J’ai fait quelques erreurs, je n’ai pas été parfaite, je dois le reconnaitre, et mon tempérament trop impulsif, une fois encore, m’a desservie. Sa réaction extrême, quant à elle, m’a profondément blessée.


Pourquoi déployer tant d’efforts pour obtenir quelque chose, et cracher dessus ensuite en trouvant une excuse bidon ?

 

chekirov---pathetic-romance.jpgPar manque de confiance en lui ? Ce qui aurait pu expliquer ses demandes du genre « pourquoi moi ? qu’est-ce que j’ai de si particulier pour que tu t’intéresses à moi ? qu’est-ce que tu me trouves ? » etc… Etrange quand il a tout fait, je dis bien TOUT, pour cela…


Par peur de s’attacher ? Je n’ai pas eu beaucoup d’infos quant à son passé amoureux, je n’ai pas posé beaucoup de questions, même si je sais qu’en dehors de son ex femme, il a eu une histoire marquante et que j’ai cru deviner douloureuse, probablement assez récente pour n’être pas encore cicatrisée…


Par peur d’être blessé ? Peur de s’attacher à moi, et que je ne fasse que m’amuser avec lui avant de le remercier et de lui dire bye bye, sans doute, je me pose la question. Mais je ne suis pas l’autre, moi, et je ne peux pas être responsable de ce qu’elle a bien pu lui faire. Je n’ai ni le pouvoir de guérir les blessures, ni celui d’apaiser les craintes des autres, j’ai déjà bien du mal avec les miennes…

 

Alors peut-être que dans ce cas, se rendre détestable et imbuvable faisait une armure efficace pour combattre toute envie que j’aurais pu avoir de toucher le cœur de cet homme. Pour que je n’ai aucune envie de vouloir le connaitre davantage probablement. Pour également être certain de ne jamais me donner envie de l’aimer un jour si cela avait une infime chance d’arriver. 

Du moins, c’est ce que j’ai pensé. Peut-être que je me trompe, mais cela me rappelle une personne que je connais bien (aussi bien que mon ombre d’ailleurs) et qui a tendance à préférer rompre plutôt que de souffrir le martyre de l’incertitude et la douleur de la trahison. Chacun sait qu’une femme préfère casser directement, et que l’homme, avec sa fierté de mâle, préfère tout faire pour que la femme le plaque et ne pas avoir à s’en charger. Quel courage légendaire, quand on y pense... ah ah ah

 

Comme je le lui ai dit, multiplier les conquêtes n’est certes pas le meilleur moyen d’avancer dans la vie, mais je suppose que ça rassure, sans prendre aucun risque. Je n’étais, personnellement, pas assez maso pour me contenter d’être une ligne sur une liste. Comme la margarine sur une liste de courses chez Lidl...

 

Jouer de la sorte, avec les sentiments des autres, en se faisant passer pour ce que l’on n’est pas réellement, est cruel. J’en avais parlé au sujet du « jeu de dames » dans un précédent post. C’est, me semble-t-il, probablement le SEUL et UNIQUE jeu au monde, dans lequel il n’y a que des perdants, et jamais de vainqueur. Quel jeu stupide et sans intérêt…

 

echecs.JPG


Maintenant, jouer parce que c’est dans sa nature, je veux bien comprendre, mais il me semble que ce jeu n’est pas cruel que pour la victime. Il l'est également pour le joueur, qui se flagelle tout seul dans ce cas. Parce qu’il ne s’accorde pas d’aller au-delà du jeu, d’entrer dans la relation et de lui donner une chance, bref, il ne s’accorde pas lui-même le droit au bonheur qu’il dit et croit sincèrement rechercher.

 

Parfois aussi, mais là, il faudrait être psy pour le comprendre, rester dans le connu est sécurisant, alors que s’aventurer dans l’inconnu pétrifie de peur. Pourquoi prendre un risque si la peur de souffrir est au rendez-vous ?


Pourtant, il me semble que la vie est faite de cela :

- de prise de risques,

- de joies et de douleurs,

- de victoires et de déceptions,

-de challenges et de défis,

- et de jeux aussi, dont nous sortons parfois vainqueur.

 

 

Et comme on dit, 100% des gagnants ont tenté leur chance, non ?

 

Illustrations : Chékirov : Soul of a hero, Eternal glory, et Pathetic romance

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Commenter cet article

helena 07/08/2012 12:56


J'ai connu, enfin plutot je connais un garçon qui me fait vivre exactement ce que tu décris. Pas plus tard qu'hier soir, il m'a à nouveau "abandonnée brutalement" après un moment intense. Cela
fait plus de deux ans que ça dure et je suis à bout. C'est très dur psychologiquement car je passe de l'amour passionné à la colère sans arrêt. J'ai envie de réussir à couper les ponts. Peux tu
me dire comment cela s'est passé pour toi ? As-tu fini par t'en détacher complètement ? Merci beaucoup !