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WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

Rechercher l'âme sœur quand on est célibataire à 34 ans (déjà!) et qu'on a "tout pour plaire" paraît-il...Searching for Mister Right, when you are 34 (already) and have "almost" everything...

Face A, Face B, un petit tour et puis s'en va...

 

D’un coté, l’homme A


Rencontré par les hasards de la vie, avec qui j’ai pris un verre, devant la mer, un jour venteux d’été. C’était une rencontre à visée professionnelle, donc je ne venais pas pour séduire, ou être séduite, tout était bien clair dans ma tête. Conversation sympa, drôle, une sensation étrange de bien-être et de calme. Ce verre s’est prolongé par une petite balade dans le jardin des plantes, juste derrière le café,  pendant quelques minutes malgré le froid glacial, et je n’avais pas froid, j’étais bien. J’ai trouvé touchant ses petites attentions, le fait qu’il referme le zip de mon sac à main toujours grand ouvert, qu’il m’ouvre la porte, etc…


Quelques jours plus tard, je l’ai retrouvé avec plaisir pour un dîner au resto. J’arrivais à la bourre, comme toujours très speed, mais en moins de 15 minutes, tout mon stress, bizarrement, avait disparu. Je n’ai pas vu le temps passer près de lui, nous avions tant à raconter l’un comme l’autre. Il semblait s’intéresser à ma vie, moi, mes activités, et j’ai appris pas mal de choses sur lui, qui il était, et ce qu’il faisait. Au moment de partir, nous avons prolongé la soirée par une balade sur le port, il faisait doux ce soir-là. J’ai trouvé touchant une fois encore, ses petits gestes, sa façon d’être, ses paroles, son attitude. Je l’ai senti à l’écoute, et c’est difficilement que je lui ai refusé ma main, quand par 3 fois il a voulu me la prendre dans la sienne. Comme je l’ai déjà mentionné, donner la main me semble trop intime pour la donner à la légère. J’ai probablement été stupide ce soir-là, mais je n’étais pas prête pour une relation, c’était tellement inattendu que j’en étais perturbée. Il ne m’en a pas tenu rigueur, il m’a même à plusieurs reprises, embrassée sur la joue, en disant qu’il était très câlin, très bisous et que c’était plus fort que lui. Mon dieu ce que c’était touchant ! Mais j’ai probablement bien maîtrisé la situation, n’en laissant rien paraître, comme à mon habitude.


J’ai toujours eu des principes, et ne jamais mélanger le perso et le pro en est un. Une collaboration pro engendrait automatiquement des galères si on y mélangeait autre chose, donc c’était très clair dans ma tête. Pourtant, ses sms, ses appels, et sa présence, lorsque nous avons commencé notre collaboration, m’ont chamboulée. J’ai mis les points sur les i très vite, et j’étais détendue le jour où il m’a dit « ok, ne t’en fais pas, j’ai compris, et des avances, tu n’en auras pas de ma part ». OUF ! Quel soulagement pour moi… Je n’aurais plus à me battre contre mes démons intérieurs.


C’était sans compter sur le diable qui sommeille en moi, et mon goût du risque. Bizarrement, il m’a manquée pendant quelques jours durant lesquels il était très occupé. Nous communiquions par email, et je ne voulais pas le déranger de toute façon. Mais sa présence me manquait, et j’ai eu l’envie de le revoir, de le connaitre davantage. J’ai sauté sur l’occasion en allant le rejoindre un soir, en bord de mer dans un endroit désert que je ne connaissais pas. Passer du temps avec, c’était juste une envie. Malheureusement, des envies plus animales ont pris le dessus ce soir-là, et j’ai eu beau me dire « non Marjo, tu n’es pas là pour ça » eh bien j’ai bel et bien terminé dans son lit. Mince! encore une fois j’avais dérogé à tous mes principes, et bien que j’y ai pris du plaisir, j’ai culpabilisé dès le lendemain. Parce que dans mes principes, une femme qui couche dès le premier soir, c’est bien évidement une femme qui n’est pas digne d’intérêt aux yeux d’un homme. Bref, première erreur… Il m’avait raccompagnée à ma voiture, m’avait enlacée, câlinée, bref, c’était romantique jusqu’au bout malgré tout et la séparation me fut difficile.

Très perturbée par cette soirée, j’ai essayé de la chasser de ma tête, et de me concentrer sur le boulot. Mais lorsqu’il est venu bosser à la maison toute une après midi avec moi, ses approches et tentatives subtiles ont encore eu raison de moi, alors que je voulais vraiment rester sage et professionnelle. Il y avait cette tension électrique entre nous, presque palpable, des énergies intenses que je ressentais bien malgré moi. Cette boule au ventre qui ne me quittait pas, un nœud dans la gorge atroce qui m’empêchait presque de parler, et lui, près de moi, avec ses paroles qui tintaient comme une douce mélodie à mes oreilles, ses gestes doux et ses effleurements qui semblaient mettre le feu sous ma peau, c’était à devenir dingue. Et pourtant, malgré tout ça, je gardais le contrôle… en apparence. Je l’ai simplement perdu quand il m’a demandé de me lever « pour danser », car il avait mis la musique sur le pc. J’ai trouvé ça d’un romantisme dingue, il n’en fallait pas plus pour faire céder les barrières bien minces qu’il restait…

J’ai passé cette nuit-là ma plus jolie nuit de l’année, je peux en parler maintenant qu’on est presque sur la fin d’année et que c’est l’heure du bilan annuel… Une nuit entière dans ses bras, et il est si rare de passer une nuit complète dans les bras d’un homme, que c’est d’autant plus appréciable.


On a par la suite passé des moments ensembles également, chez moi ou chez lui, lors d’une soirée massages que j’ai trouvée magique, tendre, romantique, et sensuelle. Une soirée simple aussi, à manger devant la télé avec l’assiette sur les genoux (comme à la maison), regarder un film, jouer aux échecs, bref, un vrai régal.

Et ce jour où il m’a gentiment proposé d’amener des pommes de terre car il se proposait de me faire des frites, c’était à la fois adorable, touchant et drôle. Parce que j’avais une envie de frites depuis des jours, mais pas de friteuse. Bref, ça m’a vraiment touchée, qu’il soit capable d’une telle attention, c’était gentil, vraiment. Quant à partager des clémentines devant la cheminée, c'était romantique, ça devait bien faire un quart de siècle qu'on ne m'avait pas épluché mes clémentines...  Tellement mignon... Et puis après, nous avons fait une sieste pleine de tendresse de câlins, le pied total, c’était vraiment une bonne journée là encore.


En résumé, un homme qui me fait rire, qui m’apaise, qui sait me faire plaisir avec des petites choses, qui est à l’écoute, qui a des enfants qu’il adore et qui sont importants pour lui. Un homme qui sait jouer comme un grand gamin, qui sait à la fois taquiner et susciter le désir, qui peut être tendre et romantique et me donne envie de me dévoiler toujours un peu plus, et de lui donner à mon tour de la tendresse, du temps, de l’attention.

Il était serviable, adorable, disponible, et ses petites attentions qui peuvent sembler anodines étaient pour moi très touchantes : proposer de sortir la tondeuse de mon coffre pour m'éviter le mal de dos, installer un logiciel de partages de données avec mon BlackBerry sur le pc, configurer une connection wifi, etc... Bref, il rendait service, sans même que je n'ai quoi que ce soit à lui demander. Que rêver de plus?


C’était un homme adorable, qui avait envie de trouver quelqu’un avec qui partager sa vie, l’envie de fonder un couple harmonieux de nouveau, d’avoir une compagne à ses cotés qui prenne soin de lui et qu’il câlinerait aussi. Tout à fait ce que je souhaitais, au final…

Voilà, ça, c’était l’homme A.


 

De l’autre coté, on a l’homme B

 

Celui-ci, il sait parler aux femmes, et les faire fondre. Il sait susciter l’envie, réveiller la part animale qui sommeille en chaque femme. Et avec moi ça n’a pas loupé. Sauf qu’il a bien des défauts.

Lorsque j’ai passé un moment avec lui, la première fois, il fut tendre et sensuel, à l’écoute de mon corps et de mes désirs, attentionné. Mais étrangement, je n’ai pas eu de ses nouvelles le lendemain, pas de réponse à mon sms non plus. Un jour, puis 2, et enfin il apparait sur msn, pour me dire qu’il « est mal », ce que bien entendu j’ai pris pour un « ça me fait chier qu’on ait fait une connerie », donc je me suis un peu emportée… et je l’ai envoyé sur les roses. Ouille...


La fois suivante, alors que nous avions passé une nuit géniale tous les deux, il est parti comme un voleur, sans se retourner, presque pressé. Et quand j’ai demandé s’il allait me rappeler, il a lancé un « peut-être » qui m’a fait l’effet d’un poignard dans le cœur, alors que j’avais encore des étoiles dans les yeux de la nuit passée avec lui. Il n’a pas pu voir ma mine déconfite, il me tournait le dos déjà, en allant vers sa voiture. Pas de bisou d’au revoir, et il ne m’a même pas prise dans ses bras, en se taillant comme un voleur, l’impression étrange qu’il fuyait… De nouveau, un jour, puis 2 jours, puis 3 jours, sans nouvelles… Et puis quand je l’appelle au 4e jour, il est ravi et trouve que « c’est bien que tu m’appelles toi, je trouve » Ah oui ??? Pourquoi moi ? On planifie vaguement de se voir le vendredi pour bosser, bref, tout va presque bien.


Et le jeudi soir, quand je demande pour les horaires, il m’annonce qu’il annule, sans raison, qu’il ne juge pas utile de se voir. J’aurais dû comprendre que déjà, il avait un autre rencart, avec une autre… Mais il a continué à jouer longtemps…

Inutile de dire que le nombre de fiches sur les sites de rencontres et de chats étaient assez nombreuses, bien qu’il nie sans cesse en avoir autant. Et pas de bol, certaines amies sont allées lui parler, pour tout me raconter par la suite. C’est vrai qu’il était correct, posé, et charmant. Il parlait peu, mais donnait systématiquement son numéro de téléphone au bout de 2 phrases, parce que sur un écran, il lui manquait « une voix, un feeling », bref, une bonne ligne de drague. Etrange comportement, et un peu rapide, d’autant qu’il donnait un numéro de fixe. Etrangement, moi je ne l’ai jamais eu, son fixe… Je n’avais, et n’ai toujours d’ailleurs, que le numéro de gsm.


Cela ne nous a pas empêché de nous voir, régulièrement. Parce que de se parler chaque jour au téléphone, pour le boulot, ça dérapait toujours vers des choses plus personnelles, et bien entendu ça donnait des envies à l’un comme à l’autre. Mais à partir de là, son comportement a été pire qu’avant, il est devenu plutôt égoïste et avare de bisous et de caresses, ne m’a plus jamais prise dans ses bras, a toujours évité de faire le premier pas vers moi, à tel point qu’en arrivant chez lui, je ne savais plus si je devais lui faire la bise, lui sauter au cou ou limite lui serrer la pince. Terriblement gênant comme situation ! Alors que j’aurais eu envie de me blottir dans ses bras en l’embrassant.

En plus d’être un être égoïste centré sur son propre plaisir, il ne manquait pas de me faire savoir a chaque fois qu’il était célibataire. Et pire encore, que je n’étais pas compatible avec lui. Etrange pour quelqu’un qui couche tout de même, non ? Ou alors c’est un comportement terriblement masculin d’être joueur et taquin jusqu’à pouvoir se soulager sans se soucier de savoir si la personne a un cœur ou pas en face. Pour ensuite la jeter comme un minable.


Jouer par téléphone, sa grande spécialité. C’est tellement simple caché derrière un combiné téléphonique !!! Même demander de faire l’amour par téléphone, à mots couverts, il a su le faire, et j’ai presque failli marcher dans son jeu. Déjà que j’avais plus d’une fois parlé de mes fantasmes, je considérais en avoir assez dit. Parler, c’est bien, mais moi j’ai besoin d’actes ! Après quand mes envies sont assouvies pleinement, je suis très disposée à des délires téléphoniques, mais sinon, aucun intérêt, ça me frustre !


Il a réussi à me faire croire qu’il avait besoin de temps, temps que je lui aurais accordé sans problème, même si ce genre de relation en pointillé ne me convenait pas. J’ai besoin d’un homme que je peux voir souvent, pour être avec et partager, et enfin, pour m’épanouir physiquement aussi, au lieu de m’assécher comme une vieille morue. En fait, son « temps » était savamment utilisé à en draguer d’autres. Ses dîners d’affaire devaient ressembler à celui qu’on avait eu ensemble, ses clientes n’étant visiblement que des femmes… Je me doutais bien cela dit… Un homme qui a si peu de libido alors qu’il en parle sans cesse, ça devenait évident qu’il avait plusieurs garages pour la vidange. Désolée, mais je n’avais plus envie de jouer à ce jeu-là. Quant à ses déplacements en week-ends, il me prenait vraiment pour la reine des connes, celui-là, à croire que j’allais gober ça, alors que je savais qu’il allait en rencontrer une autre encore, à des kilomètres de chez lui. Quel comportement minable, à vrai dire.


Il n’a jamais voulu passer du temps avec moi, en dehors de celui qu’on avait déjà passé, alors que pourtant, j’ai toujours eu l’impression qu’il n’avait pas envie de me quitter ni que je parte. Bref, c’était à n’y rien comprendre. Lorsque je lui ai demandé si l’on pouvait partager des choses ensemble, en dehors d’un pieu, je n’ai pas eu de réponse. Nous étions « très compatibles » au niveau sexe, mais j’étais soi disant « incompatible » niveau caractère. Etrangement, comment peut-on juger du caractère de quelqu’un avec qui on ne passe pas de temps ? Je ne sais pas. D’autant que notre compatibilité sur bien des sujets était une évidence pour moi, tant dans nos gouts que notre façon de vivre.  


Me taquiner au téléphone en disant qu’il va prendre un bain avec de la mousse, etc etc et aurait besoin d’une femme pour lui frotter le dos, le masser, et me proposer à demi mots de jouer ce rôle, il savait faire. J’ai dit non ce jour-là, avant de me raviser et de l’appeler 2h plus tard. Pas de chance, je l’ai réveillé et me suis fait recevoir comme un chien dans un jeu de quilles. Etrange comportement, alors que je prenais mon courage à deux mains, et que en échange je me prenais une baigne…

Des claques comme ça, je m’en suis pris plus qu’à mon tour. Il ne se doutait probablement pas que chaque réaction assassine me poignardait systématiquement. Idem lorsque sa cheminée a fonctionné la première fois et qu’il m’a appelée pour m’en parler. J’étais à 400 bornes de chez lui ce soir-là, coincée sur le périph, et qu’il me dit « dommage… t’es pas là »… Si j’avais pu faire demi tour ce jour-là, je l’aurais fait, sur un coup de tête, bien entendu. Mais qu’il dise ça tout en sachant que je ne pouvais pas le faire, c’était un jeu cruel. Et ce genre de choses, je l’ai trop vécu avec lui. Il savait me faire plaisir, et me faire du mal 2 minutes après. Par inconscience ou sciemment ? le saurai-je vraiment un jour ? Aucune idée. Peut-être était-il aussi pervers que l’autre débile que j’avais épousé. La torture morale est tellement difficile à supporter.

Pourtant, j’aurais pu lui apporter la tendresse dont il avait tant besoin, prendre soin de lui et le chouchouter, mais puisqu’il n’a jamais laissé faire, et se renfermait dans sa grotte, systématiquement, j’ai préféré laisser tomber.

 

Ras le bol de passer des soirs à attendre un appel qui ne venait jamais, et à le voir connecté en permanence sur les sites de chat ou sur msn, où il parlait sans doute avec d'autres nanas plus intéressantes que moi, comme un territoire nouveau à découvrir. Languir comme ça me rendait dingue, et je finissais immanquablement par filer dormir en me déconnectant de partout, et le laissant à la joie probable de papillonner sur le web.


De toute façon, son changement radical de comportement me déstabilisait constament. Ne jamais répondre à mes sms, ne jamais me téléphoner le soir, ne jamais me proposer quoi que ce soit, je trouvais cela dérangeant. Ne pas répondre à des propositions de sorties de ciné, etc, idem. Alors qu’avant de « coucher », nous avions partagé de bons moments ensemble, c’était à n’y rien comprendre. 


Il avait un constant besoin de se faire apprécier de la gente féminine, besoin de plaire et de se faire brosser dans le sens du poil, chose que je ne sais pas faire naturellement. Il ne vivait qu’en séduisant toujours plus, et étrangement, n’avait aucun ami masculin proche de lui. Les hommes sont pourtant souvent entourés de potes en temps normal…

Un séducteur, un don juan, à se demander même s’il n’était pas limite un gigolo se cherchant un bon parti pour se caser tranquille. A voir les nombreuses adresses qu’il avait eues depuis 1999 (Internet est une mine d’or !) c’était à se poser la question.

 

 

Voilà pour les deux portraits d’hommes.


Inutile de préciser que celui qui m’aurait plu est l’homme A. Je déteste tout ce que l’homme B représente dans ce qu’il a de macho, de méchant, de pervers, de mégalo et de vil.


Malheureusement, ces deux hommes n’en font qu’un.


A et B, les deux facettes d’un seul et même personnage. Qui donne une certaine image, et au final, a des travers qui ne vont pas du tout avec. Quand on rajoute à cela l’affront terrible qu’il m’a fait sur la fin d’année, à savoir d’accorder tout un week-end à une autre alors que j’aurais crevé d’envie de le passer avec lui, j’ai compris qu’il n’était qu’un éternel séducteur consommateur, sans intérêt, que seule la conquête le motivait, mais que personne ne savait retenir un tel homme, chasseur invétéré…


N’étant pas un gibier, j’ai bien dû, à contre cœur, me faire une raison. A quoi bon avoir des sentiments pour quelqu’un qui n’en a pas et n’en aura jamais ? Quelqu’un qui ne prendra jamais la peine de passer outre certains débuts un peu houleux et complexes pour apprendre à connaitre la personne que je suis ?


Pour faire un couple, il faut être deux, ça se résume de cette façon, simplement.

Deux à vouloir se voir, à vouloir partager, vouloir échanger, et éventuellement construire. J’aurais bien voulu avoir cette chance de partager du temps avec et apprendre à le connaitre.

J’étais seule à le désirer lui, en tant que personne.

Il ne désirait que se soulager avec moi.

La messe était dite. Amen !

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