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WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

Rechercher l'âme sœur quand on est célibataire à 34 ans (déjà!) et qu'on a "tout pour plaire" paraît-il...Searching for Mister Right, when you are 34 (already) and have "almost" everything...

Christelle est partie

J’ai appris sa mort ce lundi matin, lorsqu’Alain, son mari, m’a appelée.

Il m’a juste dit « c’est Alain » quand j’ai décroché, et j’ai eu un coup au cœur.

Plusieurs secondes, qui peuvent paraître des heures à ces instants là, sont passées, et j’ai dit « oh non… » et il a répondu « Christelle est partie »

 

Bien sûr, je la savais une nouvelle fois à l’hôpital.

Comme toujours, elle y avait été admise en urgence

Comme toujours, elle y était depuis longtemps

Et comme toujours, je pensais qu’elle allait bientôt en ressortir.

Comme toujours…

 

Christelle était myasthénique, avait de nombreux problèmes de santé, elle avait toujours d’étranges maladies. Elle était petite, frêle, et malade. Mais ce n’est pas ce que l’on voyait chez elle lorsqu’on la connaissait.

 

C’est en 1996 que je l’ai connue. Je revois encore cette petite stature descendant vers moi m’accueillir à la grille de sa maison. Elle avait passé une annonce pour chercher des colocataires, et moi qui travaillais à Paris, j’avais saisi l’opportunité car j’adorais ce mode de vie. On avait sympathisé, et pendant près de deux ans, j’ai vécu avec elle, dans cette grande maison de la banlieue proche où nous étions 6 et parfois plus encore.

 

J’ai vu ce petit bout de femme dynamique et qui ne manquait ni de personnalité, ni de caractère, chaque jour, et j’ai partagé sa vie pendant un temps, par la force des choses.

 

Le matin, elle sortait sa grosse trousse de médicaments, et elle alignait les cachets, les pilules, les gélules, les comptait scrupuleusement jusqu’à avoir le compte, et elle avalait le tout avant le petit déjeuner. Même rituel le soir, elle avalait une quantité de cachets astronomiques. La blague, c’était toujours de lui dire qu’elle était une pharmacie ambulante à elle toute seule. Et elle en rigolait souvent.

 

Des maladies, elle en a fait énormément, avec à chaque fois des essais de médicaments nouveaux, parce que bien évidement, elle pouvait prendre peu de choses, et il fallait éviter les interactions médicamenteuses. Elle prenait de l’Aspégic en sachets roses, comme les enfants. Parce que c’était un petit gabarit Christelle. Elle n’avait pas eu l’occasion de beaucoup grandir à cause de sa maladie, elle était fragile. On blaguait en disant qu’elle servait toujours d’expérimentation aux médecins, elle était un cas que les internes venaient étudier lors de chacun de ses séjours à l’hôpital et elle s’en amusait.

 

Ses bras et son corps étaient couverts de cicatrices, à cause des perfusions diverses, des opérations nombreuses, et des traitements divers qu’elle subissait à chaque fois qu’elle était à l’hôpital. Ses séjours étaient fréquents, et souvent longs. Avec des périodes de répit de 6 ou 8 mois. Parfois davantage.

 

Elle en était arrivée à choisir ses lieux de vacances en fonction de la proximité des hôpitaux universitaires. Tout cela pour être à coté au cas où cela serait nécessaire, mais surtout pour ne plus se priver de vivre. Elle voyageait souvent, elle faisait des projets, elle s’occupait de créer des sites internet, gérait celui de vente en ligne de l’entreprise de ses parents, faisait partie d’associations, organisait des fêtes chez elle pour réunir ses amis, était entourée de nombreuses personnes. Bref, Christelle était vive, dynamique, et refusait la fatalité. Dernièrement, elle montait même un dossier de demande d’adoption avec Alain, parce qu’elle s’était résolue, à contre cœur je pense, à ne pouvoir être maman naturellement un jour…

 

Bref, Christelle était une battante, une femme de caractère, qui avait un fardeau terrible à porter chaque jour, mais qui avait toujours le sourire, qui relativisait toujours tout, qui rendait le monde autour d’elle léger, qui ne dramatisait jamais rien, et qui minimisait toujours ses problèmes au point de ne jamais en parler. Une leçon de vie pour tous les gens qui se plaignent de leurs misères à longueur de temps et pleurnichent sur leur triste sort.

 

Jamais je ne l’ai entendue se plaindre une seule fois,

Jamais elle n’a émis le moindre soupir de désespoir,

Jamais elle n’a baissé les bras.

 

Nous devions nous voir sur Bruxelles le premier week-end d’octobre, et nous avions prévu d’aller au musée du chocolat ensemble. Le mercredi soir, j’ai reçu un texto pour me dire qu’elle allait peut-être annuler car elle serait peut-être trop faible pour envisager un tel voyage, même en train. Elle avait une mauvaise grippe, l’affaire de quelques jours.

Je lui ai dit de prendre soin d’elle et de me prévenir.

Le vendredi, elle a définitivement annulé, car elle était admise aux urgences, mais elle a promis que ce n’était que partie remise. J’ai envoyé de gros bisous en textos, et je lui ai souhaité du courage.

 

Courant Octobre, j’ai reçu une petite vache gonflable au rayon fromages de mon supermarché, et c’est tout naturellement que je l’ai mise de coté pour elle. Parce que Christelle était fan de vaches, et elle en avait pas moins de 250 ou 300 chez elle. Une collectionneuse, une vraie fan, avec des vaches dans toutes les pièces de sa maison. Son ancien appartement, les murs en étaient couverts. J’ai même le lien vers son site sur ce blog et je ne sais ce que va devenir ce site qu'elle avait si bien fait...


Récemment, elle avait emménagé dans un appartement plus grand, mais en rez-de-chaussée cette fois, parce que les 4 étages sans ascenseurs de l’autre lui devenaient pénibles chaque jour. Ce nouvel appartement était le fruit de leur travail à tous les deux, Alain étant architecte et elle étant très artiste dans l’âme, ils l’avaient pensé à deux, et avaient englouti dedans leurs économies et près de 18 mois de leur précieux temps pour en faire un superbe nid douillet. Ils ne manquaient jamais de projets tous les deux, et l’été dernier, ils avaient même investi dans un petit appartement à Vannes, pour se rapprocher de la maison de retraite de ses parents, qui ne manqueraient pas de s’y installer définitivement d’ici quelques années. Christelle pensant à tout, prévoyait tout, planifiait tout.

 

J’ai eu des nouvelles fin novembre, lorsque j’ai appelé Alain. Elle remontait la pente, mais était passée par de terribles complications : bronchite, pneumonie, septicémie et une infection pulmonaire. Christelle ne faisait jamais les choses à moitié…

 

J’étais rassurée, et Alain m’a juste dit d’attendre encore un peu avant que je ne lui envoie la fameuse petite vache, d’attendre quelques jours pour qu’elle puisse l’apprécier pleinement et sourire. Du coup, la vache est restée dans ma cuisine, en attendant de meilleurs jours… Tout près de la carte accrochée à mon frigo, une carte de bonne année 2007 faite main par Christelle elle-même, avec des petits crapauds dorés en relief, qui regardent par la fenêtre. Le rouge de la carte commence à passer avec le temps, mais la carte est aimantée sur mon frigo depuis plus d’un an maintenant.

 

Le 6 décembre, absente de la maison, un mot sur MSN « kikou, tu es là ? bon, ben tant pis, t’es pas là ». En rentrant le soir, je me suis dit zut, j’ai loupé Christelle. Vivement demain ! Mais elle n’est pas revenue le lendemain.

 

Dans ma boîte, un petit mail qui disait tout simplement les choses suivantes :

 

 Coucou Marjo!

 Je t'écris depuis le service de réa neuro de la Pitié où je suis depuis deux mois. J'ai eu de nombreux problèmes qui se sont téléscopés et voila le résultat. J'ai été intubée et à l'heure actuelle je ne peux toujours pas respirer toute seule. Du coup j'ai temporairement une trachéo qui fait que je ne peux pas parler et pas manger.
Normalement, c'est encore une histoire de jours (ou de semaines) mais je ne perds pas espoir.

 Allez, raconte moi ta vie, cela me changera les idées! J'en ai besoin ;-)
 J'espère que vous allez bien et que tous vos projets sont en bon chemin!

 Plein de bisous à vous deux et à ta ménagerie!

 Christelle

 

J’ai répondu à son mail le jour même, en lui racontant mes pérégrinations, l’arrivée de la petite chienne Corona dans notre vie, les bêtises qu’elle faisait chaque jour, et je lui ai fais de gros bisous dans l’attente de la revoir à sa sortie de l’hôpital. Je n’ai fait que vaguement parler de son hospitalisation en préambule, en la sermonant humoristiquement et lui demandant d’arrêter de faire des expérimentations, que ça suffisait et que les médecins pouvaient se choisir un autre cobaye maintenant. Le ton était léger, humoristique, toujours pour dédramatiser, comme elle-même avait pour habitude de le faire.

 

Je pensais avoir des nouvelles sur la fin d’année, durant les fêtes qu’elle ne manquerait pas de passer en famille, comme toujours. Mais je n’ai rien eu, pas même un texto ou un mot sur MSN, rien. Je m’étais résolue à appeler Alain ou la maman de Christelle prochainement, pour avoir des nouvelles fraîches.

 

Et c’est ce lundi matin qu’elles me sont parvenues, comme une grande claque dans la figure. Un coup de fil, et Alain qui s’annonce, j’ai compris tout de suite, comme une certitude.

 

Les médecins ont intubé Christelle, qui avait toujours crié haut et fort que jamais elle ne se laisserait faire car elle était sûre d’y passer si tel était le cas. Ils l’ont fait sans qu’elle ne proteste, et elle a juste eu le temps de dire à Alain de faire le nécessaire auprès de leur notaire.

Elle le savait sûrement.

Elle a d’ailleurs développé une infection le long du tube, un granulome. Une infection en réaction à ce corps étranger introduit dans son corps de petit bout de femme. Une infection de plus, qui lui a été fatale. Mais c’était le dernier recours des médecins, qui n’avaient plus d’autre espoir. Et l’espoir était bien faible…

 

J’ai été assommée toute la journée du lundi, me disant que la vie était bien trop injuste. Que Christelle ne méritait pas cela, après toutes les batailles qu’elle avait toujours menées avec succès.

 

Et puis j’ai repensé à notre relation d’amitié, et je me suis dit que je l’avais vue le 12 mai lors d’une fête chez elle, une soirée « eurovision » parce qu’elle faisait partie du fan club des Fatals Picards, les représentants de la France lors de ce concours un peu ringard. Le 12 Mai, c’est bien loin tout cela… Ensuite, nous avions comme à notre habitude, beaucoup échangé par msn, par email, et enfin par textos.

 

Le pire, c’est de ne pas me souvenir de la dernière fois que je lui ai parlé de vive voix. De ne pas savoir quand je lui ai parlé vraiment. De ne plus me souvenir l’avoir entendue.

Je ne l’ai pas vue non plus à l’hôpital, mais elle détestait les visites de ce style, ne se considérant pas comme malade et détestant qu’on la voie comme cela. Pourtant, si j’avais su…

Je pensais la revoir bientôt, l’emmener visiter le musée du chocolat comme convenu, car elle adorait le chocolat, et je n’ai jamais envisagé une seule seconde qu’elle ne reviendrait pas. Parce que des batailles, elle en avait gagné, depuis sa naissance, toute sa vie.


Mais lundi matin, mes certitudes se sont écroulées. J’ai juste maudit le temps écoulé depuis le 12 mai, alors qu’elle donnait cette soirée sans être très en forme elle-même, déjà. J’ai regretté de ne pas lui avoir parlé davantage, de ne pas l’avoir vue plus longuement, de ne pas avoir pris de ses nouvelles plus fréquemment. De ne pas lui avoir dit que malgré la distance, malgré nos vies de dingues à des centaines de kilomètres, malgré tout, je l’appréciais énormément et qu’elle comptait beaucoup pour moi.


Quand l’avais-je vue vraiment pour la dernière fois ? en Août 2006 lors d’un barbecue dans mon jardin pendant un week-end ? J’étais allée les chercher tous les deux, Alain et elle, à la gare et je les y avais raccompagnés. Mais après ? Etait-ce le 12 Mai ? Ou entre l’été 2006 et le 12 Mai lors de sa crémaillère ? Je ne saurais dire, je n’arrive plus à remettre les choses dans l’ordre chronologique.

 

Et le temps qui est passé si vite entre le 12 mai et lundi matin. Le tourbillon de la vie qui fait que nous oublions souvent l’essentiel à courir partout… chérir les êtres qui nous sont chers, écouter ses amis, passer du temps avec eux. Bien qu’elle ait été loin, elle laisse un vide énorme pour moi, parce que même si les gens sont loin de nous, on les sait exister, et lorsqu’ils partent, on réalise à quel point ils ont été là, même sans l’être véritablement physiquement.

 

Ce n’est peut-être pas très clair ce que je raconte, mais en tous cas, je ressens un vide énorme, comme une pièce de mon puzzle relationnel qui manquerait à mon équilibre. Et je me dis que j’ai raté mon pacte d’amitié avec elle, et que peut-être je ne suis pas une bonne amie, parce que je ne sais pas aimer les gens qui m’entourent, du moins pas à leur juste valeur.

 

Je relis son dernier email, et je le relis maintenant avec le recul. Comment n’ai-je pas pu voir qu’elle y appelait à l’aide avec la pudeur qui la caractérisait ? J’ai été aveugle, ou peut-être trop égoïste ? ou bien trop égocentrique pour savoir déchiffrer ses mots. Je n’ai pas su y faire en tous cas, cela est flagrant. Et je le regrette aujourd’hui, mais il est trop tard.

 

Je lui ai parlé de nos galères dans l’avancement du projet, de notre nouvelle petite chienne, sans même lui faire parvenir une photo du monstre à 4 pattes, alors que cela l’aurait peut-être fait sourire… J’imagine que compter les secondes dans un hôpital chaque jour qui passe est terriblement déprimant, qu’un mail d’ami(e) peut parfois amener un rayon de soleil dans un quotidien bien morose, et même ça, je n’ai pas su faire. Lui apporter un soutien, même par l’intermédiaire d’un écran. Aura-t-elle eu l’impression de ne pas être soutenue ou comprise ? Pire, aura-t-elle eu le sentiment d’être laissée pour compte ? M’en voudra-t-elle de là-haut ?

 

Combien de mes amis n’ai-je pas revu depuis un certain temps déjà ? Combien d’entre eux ai-je oublié d’appeler sur ces 12 derniers mois ? Beaucoup je crois, et le temps passe si vite, parfois, qu’on oublie les vraies valeurs. C’est lorsque les choses nous reviennent en pleine figure que l’on en prend conscience.

 

Christelle est partie, probablement vers un monde meilleur, loin des souffrances, des soins, des médicaments, des médecins et des hôpitaux. C’était une fille géniale, une battante, une ambitieuse, et une fille qui avait un cœur énorme.

Elle avait 32 ans.

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Anaïs 13/04/2008 23:23

J'ai lu ton billet ce soir,  après être passée par le blog de Maylis.Je voulais juste te dire que tu as écrit juste, et que je suis de tout coeur avec toi, me rappelant au cours de cette lecture la perte d'une amie, des suites d'un cancer il ya bientôt quatre ans.Ces gens qu'on aime et qui s'en vont, alors qu'ils mériteraient de vivre, et ce temps qu'on perd à se plaindre pour rien, ou pas grand chose parfois. La mort nous pousse à réfléchir, hélas. Après avoir vécu ce deuil, j'essaye de réfléchir avant, et de profiter des gens, de la vie, de goûter ces simples et bons moments.L'hommage à ton amie est très beau, on l'imagine bien et on ressent son caractère. Tu as bien fait de l'écrire vraiment. C'est une leçon de vie. Cela me donne une raison de plus de me battre pour ce en quoi je crois, de simples valeurs fraternelles.je te souhaite bon courage et je t'adresse des pensées très solidaires.

ChristophE 20/02/2008 21:11

Les mots ne la feront pas revenir mais ceci peut aider à survivreCharles Péguy, La mort. La mort n'est rien. Je suis seulement passé dans la pièce à côté. Je suis moi, tu es toi ; ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours.Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné. Parle-moi comme tu l'as toujours fait. N'emploi pas un ton différent. Ne prends pas un air solenne ou triste. Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.Que mon nom soit prononcé  à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans trace d'ombre.La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.Elle est ce qu'elle  a été toujours été. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée parce que je suis hors de ta vue ?Je t'attends, je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin. Tu vois, tout est bien.

Pierre 03/02/2008 15:38

La vie est ainsi faite.........Dis toi que cette dernière est faite de deuils et de séparations, c'est une épreuve qu'il faut que tu traverses avec dignité, et reste souriante.Christelle n'aurai pas aimé te voir pleurer, surtout que jusqu'au bout elle a eu la pêche......Fais comme elle sois optimiste et vanace vers ton destin, la vie est un passage sur terre.Bise.Pierre.

Whereistheone, ou Marjorie 07/02/2008 22:04

Merci Pierre, c'est sûr, je pense à elel chaque jour, et ça m'aide à avancer.J'ai décidé de ne plus jamais me plaindre pour des stupidités, et de toujours penser à ses précieux conseils!Bises Pierre, et à+

jardi85 27/01/2008 01:01

dure en effet ;
ça fait un bon moment que je ne suis passer sur ton blog et ce soir passer au hasard .Et je n\\\'avait jamais fait attantion au lien pour le sien...pourtant j\\\'aurrai pu la gater pour les vaches ....enfin une belle leçon de vie en tout cas....elle s\\\'est battue toute ça vie.
avec du retard..... avec toi dans cette epreuve.
Biz   Jean

Whereistheone, ou Marjorie 07/02/2008 22:00

Ben merci bien en tous cas, c'est gentil à toi!Bisous et bonne année pleine de joies et de bonne santé!

geraldine 13/01/2008 21:18

P.S.:
Je rajouterai que Christelle est partie, comme une Reine, le jour de l'Epiphanie.
Et puis, il reste un Roi : Alain. Alain qui est devenu notre ami, grâce à Christelle.
Nico et moi nous serons là.
rebises
Geraldine