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WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

Rechercher l'âme sœur quand on est célibataire à 34 ans (déjà!) et qu'on a "tout pour plaire" paraît-il...Searching for Mister Right, when you are 34 (already) and have "almost" everything...

Sex partner - Histoire de cul

Il est des périodes dans sa vie où l’on n’a pas envie de s’ennuyer avec les convenances, où la tête n’est pas à vivre une histoire si belle soit-elle pour diverses raisons, où le cœur n’est pas prêt à s’ouvrir à nouveau à qui que ce soit. Malgré cela, le corps, lui, a des envies naturelles, primaires, qu’il faut bien satisfaire.

 

Depuis la nuit des temps, il est admis que lorsque l’homme a ce genre de pulsion, il peut aller voir des spécialistes en la matière, et cela ne choque personne qu’il paye pour avoir recours a ces services charnels. Qu’il se les procure en arpentant les trottoirs à la recherche de celle qui lui conviendra ou qu’il aille dans des endroits dits « clos » spécifiques (bien qu’officiellement fermés), personne n’est choqué.

 

Mais qu’en est-il de la femme ? Pourquoi elle non plus n’aurait-elle pas les mêmes droits ? Les mêmes envies ? Les mêmes besoins à satisfaire ? 
Le désir est-il essentiellement masculin ?  Le genre du mot l’est, puisque l’on dit LE désir. Mais le désir lui-même, n’est-il pas inhérent aux deux sexes ? Bien sûr que oui.

 

Il m’est donc arrivé, à un moment de ma vie, de ne pas avoir envie de vivre d’histoire d’amour, tout en ayant des besoins physiques naturels à satisfaire. N’étant pas du genre pétasse à me déhancher tous les samedis soirs sur les pistes de danse pour dénicher le pigeon du week-end, j’ai préféré aller à la chasse à l’oiseau rare. Ou plutôt ; disons que le hasard l’a mis sur ma route, puisque le hasard, comme chacun sait, fait toujours bien les choses.

 

C’est ainsi que j’ai démarré une histoire purement sexuelle avec un homme marié, charmant, intéressant, duquel je n’attendais absolument rien si ce n’est de me satisfaire sexuellement au moindre coup de fil pour qu’il passe me voir. Pas de sentiments, pas de pression, pas d’obligation, pas d’attache, et aucun risque de devoir rendre des comptes puisque je ne lui appartenais pas et que chacun d’entre nous avait sa vie, chacun de son coté.

 

Je ne sais si c’est justement ce manque de sentiment amoureux, mais la relation n’en a été que plus simple, plus directe, sans fausse pudeur, sans interdits, sans retenue, et sans tabous. Du plaisir 100% sans prise de tête, pour ainsi dire.


De son coté, l’affaire était simple, pas de chichi, pas de courbettes pour arriver dans le lit de la demoiselle, et puis je ne risquais pas de l’emmerder non plus dans sa vie de famille, j’étais son petit en-cas des soirées tardives, avant qu’il ne rentre sagement se coucher dans son lit auprès de sa femme.

 

Cet homme a été mon sex partner pendant près de deux ans. Etrange histoire, avec le recul, car elle n’a rien à voir avec l’image romantique de l’histoire d’amour entre un homme et une femme dont j’ai toujours rêvé. Jamais je ne me serais crue capable de pratiquer un acte sexuel sans sentiment, de coucher avec un quasi inconnu. Et d’y prendre autant de plaisir, sans honte, sans culpabilité, sans remords.

 

C’était une histoire de chair, de plaisir, de tendresse, de complicité, de jeux érotiques, de câlins, de défis. Mais rien de sale, de vulgaire, de malsain là-dedans. Peut-être un brin choquante (probablement d’ailleurs pour certains) car à l’encontre de la bienséance, inconvenante, dérangeante pour les plus stricts en la matière. Bref, rien d’un compte de fées, il faut bien l‘avouer, mais cette histoire m’a fait aller au-delà de mes limites dans bien des domaines, ne serait-ce que psychologiquement.

 

J’ai découvert mon coté masculin avec cette histoire, en apprenant à différencier mon besoin de chair de mon besoin de sentiments. Parce que pendant des années, les deux avaient été intimement liés, et je ne pouvais concevoir de m’abandonner dans les bras d’un homme sans lui avoir précédemment ouvert mon cœur. Alors que les hommes, eux, savent le faire à la perfection. Différencier le physique du sentimental ne leur pose aucun problème.

 

Baiser et aimer sont deux choses différentes qui ne vont pas forcément de paire pour un homme.

Un homme peut aimer une femme et en baiser une autre, sans état d’âme.

Il peut aussi en aimer une qu’il ne touchera jamais, ou en baiser plein qu’il n’aimera pas non plus. Etrange, non ? Bref, je suis un peu crue, mais il est parfois important d’appeler les choses par leur nom.

 

Cette histoire m’a donc fait découvrir une partie de moi que je ne connaissais pas, m’a probablement permis de réaliser deux fantasmes en un seul :

Le premier, c’est d’avoir eu un homme pour partenaire sexuel, un joujou, obéissant à mes envies, répondant à mes demandes, bref, un Sex partner idéal, sans complication.

Le deuxième, c’est d’avoir été par la même occasion la maîtresse d’un homme marié, dont je n’ai jamais connu ni la femme ni les enfants, ni même su a quoi ils ressemblaient, puisque bien évidement, cela ne m’intéressait pas le moins du monde.

Peut-être ces fantasmes sont-il présents chez toute femme, je ne saurais le dire, mais quoi qu’il en soit, fantasme ou pas, j’ai vécu cette histoire intensément.

 

Quand j’y repense encore aujourd’hui, je ne regrette rien, même si je me demande encore comment la jeune femme pudique, presque réservée, idéaliste et naïve que j’étais a pu être capable d’un tel comportement.

 

Nous sommes restés vaguement en contact, cet homme et moi, et pour toujours nous aurons cette petite chose qui fait que nous avons partagé quelque chose hors du commun, quelque chose qui nous appartient et que nous seuls sommes les seuls à connaître. Mais nous ne nous reverrons pas, du moins pas pour cela, puisque l’histoire est bel et bien terminée. Il est retourné dans sa vie et son train-train, et moi j’ai vécu des histoires de cœur depuis, bien qu’elles aient été de courte durée. De toutes façons, au bout de deux ans avec lui, j’avais envie d’autre chose, et de m’investir de nouveau sentimentalement, de partager autre chose qu’un lit et des plaisirs érotiques aux heures tardives, bref, j’avais besoin d’amour, d’aimer et d’être aimée de nouveau, de partager des nuits entières avec quelqu’un, de dormir et me réveiller dans les bras d’un homme le matin, de me montrer au grand jour avec lui, de sortir ensemble au vu et au su de tout le monde, d’arrêter de me cacher, de prendre à nouveau des risques en ouvrant mon cœur à quelqu’un, au risque d’en souffrir de nouveau. L’éloignement géographique aidant suite à mon déménagement et divers événements sur le plan privé, j’ai décidé de cesser cette relation qui ne menait nulle part.

 

Quelque part, je me dis que par rapport à des histoires de cœur ratées, avec des mecs menteurs, zappeurs, malhonnêtes, collectionneurs, et j’en passe, je trouve cette histoire de cul plutôt belle en comparaison. Parce que dans sa simplicité, elle duré plus longtemps que n’ont duré la plupart des histoires de cœur que j’ai pu vivre avant, ou même depuis.

 

Entre lui et moi, il n’y a jamais eu de compromis à faire, jamais de désaccord, jamais de dispute, mais bien au contraire, que du positif. Nous avons partagé plein de moments magiques, faits de tendresse, de complicité, d’éclats de rire, bref, une belle histoire, simple, limpide, sans faux semblants, dans laquelle chacun a trouvé son compte.

 

Etrange constat que celui de réaliser qu’aimer peut faire si mal, alors que s'envoyer en l'air peut ne faire que du bien…


 

Post inspiré par la chanson ‘la ceinture’ de Elodie Frégé.

  « rien ne dure au dessus de la ceinture,...

le temps des cerises est mort, le diable est dans le corps… 

le bonheur est dans la pente, entre le sol et le ventre...

je préfère me donner crue sans revers ni refus…»

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Patrick 12/09/2008 19:36

"Entre lui et moi, il n’y a jamais eu de compromis à faire, jamais de désaccord, jamais de dispute, mais bien au contraire, que du positif. Nous avons partagé plein de moments magiques, faits de tendresse, de complicité, d’éclats de rire, bref, une belle histoire, simple, limpide, sans faux semblants, dans laquelle chacun a trouvé son compte."C'est marrant car cette phrase sonne preque comme une déclaration... d'amour, non que je veuille rattacher des sentiments à une histoire sexuelle car bien sûr les deux sont séparés pour les hommes comme pour les femmes. Seule notre éducation judéo chrétienne a essayé de ne pas nous le faire découvrir avec les contes de fées par exemple.Mais interrogeons nous ce que sont les sentiments d'amour ? La maturité venant, n'est-ce pas justement de se sentir bien avec l'autre, en complicité, sans tensions, libres... Cette situation t'a permis d'éviter les moments difficiles de la vie à deux lorsque l'autre laisse traîner ses chaussette sales et ne veux pas regarder le même programme télé que toi. Ce qu'on ne saura pas c'est si la finesse d'esprit de cet homme et sa grandeur d'âme auraient pu être déclencheurs de sentiments d'amour profond. De ceux qu'on recherche quand on a déjà l'essentiel : faire bien l'amour et s'estimer comme de vrais amis.Merci pour ce post de vie.

Cinn 17/06/2007 03:23

Pour la question sémantique, il me semble avoir entendu "sex buddy" (et pas "body", bien sûr!) (buddy = copain, pote)

Whereistheone, ou Marjorie 02/07/2007 09:59

Tout à fait vrai, c'est bien "sex buddy", en effet

N.D. 17/06/2007 00:34

Oui, on appelle ça effectivement un fuck friend je crois.Article très intéressant, en tout cas. Tu généralises certainement un peu trop, entre la pétasse du samedi soir et le fait que les hommes sont comme-ci, les femmes comme-ça, mais y'a du vrai.Enfin, le fait qu'il est possible de distinguer le sexe pour le sexe et la vraie relation ne doit pas conduire qui que ce soit à justifier ses tromperies ! ;o)

Whereistheone, ou Marjorie 02/07/2007 09:58

eh non, en effet, tu as raison, rien ne la justifie réellement.Enfin, après chacun a sa propre sensibilité, et chacun ses valeurs de respect pour l'autre, et pour la relation qu'il entretient avec son oui sa partenaire.Bises N D et bonne journée

CKVM 14/11/2006 15:13

Salut !!!
lol marrant trop article car réaliste !!
il s'agit là en fait d'un "fuck body" selon moi !!
l'expression est différente mais cela revient au meme!!!
je pense qu'on a tous eu ou qu'on aura tous un jour ou l'autre une histoire du genre "sex partner" ou encore" fuck body" ....
biz ....

Whereistheone, alias Marjorie 14/11/2006 18:26

un FUCK FRIEND oui, c'est bien cela...Mes potes en GB disent Fuck Friend, pas fuck body :-)

Fred 22/10/2006 18:21

Bonjour ou bonsoir !Je pensais recevoir une réponse pertinente de ta part et je n\\\'ai pas été déçu. Je dois avouer partager cette idéologie.Par contre, sachant que tu sembles avoir été bléssé , plus ou moins directement par  l\\\'adultère commis par ton père, et les douleurs que cela peut engendrer au sein d\\\'une famille, je m\\\'étonne que tu ne sois pas angoissée de fréquenter un homme marié.Si l\\\'infidelité est impardonnable alors pourquoi ne pas la refuser dans sa totalité. Tu vas me dire, que tu assumes(j\\\'ai bien compris que tu es une femme au caractére forgé dans le titane ! ) et que l\\\'homme est le plus coupable, certes !. Mais, si tu avais été à l\\\'origine, toi aussi d\\\'un divorce, avec les blessures que cela peut causer aux gamins, est ce que tu aurais  aussi bien assumé ?   Je ne te demanderai pas de répondre pour éviter le "content  ?".Oui, toujours content sauf le matin de 4h à 6h, j\\\'ai encore du mal  malgré l\\\'habitude   :).Au fait, très bien ton blog, le meilleur que j\\\'ai visité, si ,si !!Un petit regret : Une photo sans sourire et un peu d\\\'agressivité à notre égard ! je sais, si, cela ne me plait pas, je peux toujours allé ailleurs!! oui ,oui mais bon, c\\\'est mon coté masochiste qui ressort !Non, pas un vilain garçon mais juste un calimero qui a perdu sa coquille et qui doit se défendre avec ses petits poings. Vu la taille de l\\\'individu, tu admettras un certain courage !Désolé, j\\\'espère ne pas t\\\'avoir fait perdre de ton temps, et puis non, pas désolé du tout, mais si tu veux être tranquille alors il ne faut pas faire de blog !C\\\'est un prêté pour un vomi(rendu : culture coluche)Bonne continuation à toi Marjorie !Amicalement fred

Whereistheone, alias Marjorie 23/10/2006 09:07

Merci Fred, de m'avoir fait sourire ce matin..Pour les photos, il y en a plein où je souris... IL suffit de regarder dans l'album :-)