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WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

WHEREISTHEONE - ou Marjorie à la recherche de Mister Right

Rechercher l'âme sœur quand on est célibataire à 34 ans (déjà!) et qu'on a "tout pour plaire" paraît-il...Searching for Mister Right, when you are 34 (already) and have "almost" everything...

MADAME DE MAINTENON

Qui sait, de nos jours, que Louis 14 avait fini par épouser Mme de Maintenon (Françoise d'Aubigné) sur la fin de sa vie? Personne, et moi non plus jusqu’à hier. A vrai dire, je m’en fichais comme de ma première couche culotte.

Alors pourquoi y penser ? Parce que l’histoire m’a touchée quelque part.

D’abord celle de Louis 14, le Roi Soleil, dont la première histoire d’amour empêchée au nom de la raison d’Etat a marqué sa vie à jamais. Oui, pour la paix du royaume, au lieu d'épouser une italienne 'sans naissance' comme on disait à l'époque, on l’a forcé à épouser une femme qu’il n’aimait pas : l’infante d’Espagne. Bref, passons les détails historiques, l’important c’est que sur la fin de sa vie après avoir été de femme en femme, il a fini par épouser la gouvernante de son enfant, Mme de Maintenon. Parce qu’il s’est rendu compte qu’il l’aimait d’amour, parce qu’elle était douce, aimante, sincère, etc… et qu’elle était capable de vrais sentiments envers lui. Bien qu’elle n’ait aucune noblesse, il a finit par l’épouser. Un vrai mariage d’amour ! C’est beau à pleurer, non ?

Bon, ok, cela a pris un certain temps : de nombreuses années quand même. Mais les hommes, de tous temps, n’ont-ils pas toujours été longs à réaliser les choses ? :-)

Ensuite l’histoire de cette femme. Une fille d’assassin, donc sans noblesse, qui épousa un poête infirme parce qu’elle ne pensait pas mériter autre chose et ne voulait pas finir vieille fille. Une fois veuve du poête Scarron, elle entre au service du roi, en tant que gouvernante pour son fils (fils qu’il a eu non avec sa femme mais avec sa favorite Mme de Montespan d’ailleurs, mais bon, c’est un détail).
OK, jusque là, rien de particulier à cette époque. Sauf qu’au fil du temps, un amour véritable grandit entre le roi et cette gouvernante, et cet amour finira par triompher.

Voilà, ça m’a plu parce que je trouve cette histoire superbe. L’histoire de France comme ça, moi je dis oui tous les jours :-)

Et aussi parce que en quelque sorte, je me retrouve un peu au travers de cette femme, capable de donner beaucoup d’amour, d’être dévouée et sincère, mais sans frasques. Et de rêver à l’homme qu’elle aime mais en taisant sa douleur parce que celui-ci est avec une autre femme, voire d’autres femmes (pluriel); et qu’il ne les aime pas réellement, ni elles non plus en retour.

J’ai parfois l’impression d’avoir toujours voulu cet inaccessible bonheur, cet idéal que j’observe de derrière une vitre sans tain, et que cet idéal ne me voit pas. Ou du moins pas encore…

Je sais aussi que jusqu’à présent, je n’ai aimé que les mauvaises personnes, et que je n’ai jamais eu en retour la moitié de ce que je donnais. Voilà sûrement pourquoi la douleur de cette femme m’a troublée… Et je me dis que j’ai accepté ce que j’avais, persuadée de ne peut être pas mériter mieux.

Alors maintenant que je vise haut, cela changera-t-il ? Le risque inverse, c’est de viser trop haut également (high expectations !).

Rester humble et réaliste, ce n’est jamais simple…

Enfin, je vois que les histoires d’amour, ce n’est jamais simple, que cela soit au 17e siècle ou au 21; alors quelque part, c’est rassurant, non ??? :-)

Et puis, je ne cherche pas à épouser un roi, ni un prince, donc déjà, j’ai peut-être mes chances, qui sait ???

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